Communiqué de presse du Centre d’Action Laïque

Communiqué de presse

Pour qui roule la ministre de l’Éducation ?

Les enseignants de la FWB ont récemment reçu une circulaire signée par la ministre Marie-Martine Schyns, qui attire leur attention sur des « ateliers Philo-Théo » à organiser pendant l’année scolaire à destination des élèves des 4e, 5e et 6e primaires.

Ce programme, dont l’objectif « (…) est de stimuler le questionnement des élèves et de les inviter à développer leur réflexion à partir d’un support (un texte de spiritualité, une œuvre d’art, un conte, etc.) qui étonne et qui provoque le questionnement (…) ». On ne peut qu’applaudir.

Louable intention en effet, d’autant qu’il est précisé que « l’animateur est dans une attitude de recherche, il ne suggère ni n’impose aux élèves ses propres réflexions ou découvertes et il est conscient que son objectif d’apprentissage est la réflexion critique des participants ». Parfait !

Il est également précisé que « ces ateliers seront animés par Monsieur Jean Brunelli, Maître assistant, et Madame Pascale Otten, Inspectrice ». On est en confiance.

Vérifions pour en avoir le cœur net. Nous nous sommes procuré le dossier de présentation des Ateliers Philo-Théo. Comme dit plus haut, la phrase contenue dans la circulaire évoque comme support de réflexion « un texte de spiritualité, une œuvre d’art, un conte, etc. ». Or, le dossier parle, lui, d’un « texte biblique ou un texte de spiritualité, une œuvre d’art, un conte ». La ministre a donc délibérément occulté le « texte biblique ». Même subterfuge quant aux animateurs : renseignement pris, Jean Brunelli est effectivement « Maître assistant »… à l’École Normale Catholique du Brabant Wallon. Et Pascale Otten est bien « inspectrice »… diocésaine principale de l’enseignement ordinaire et spécialisé subventionné.

Pourquoi  cacher ces informations qui revêtent une importance considérable dans le contexte actuel où l’on débat âprement de l’avenir des cours dits « philosophiques » ? Parce que cela risque de révéler un certain manque d’impartialité, voire l’orientation religieuse desdites animations ?

Poursuivant la lecture du dossier, les enseignants qui veulent « en savoir plus » sont invités à se procurer les ouvrages de la Collection Mosaïques des éditions De Boeck. Leur site web la décrit, dans sa catégorie « religion », comme suit : Parcours de religion catholique pour les élèves de 10 à 12 ans et maturité correspondante pour l’enseignement spécialisé. Parmi les auteurs on retrouve, sans grande surprise, Brunelli et Otten.

On en arrive ensuite au premier exercice pratique dont la référence est Lc 4, 1-13. Ne cherchez pas : c’est une référence à l’évangile de Luc, dont les versets 1 à 13 du chapitre 4 sont ensuite reproduits in extenso comme support à la discussion. Le reste est à l’avenant.

Alors qu’il  n’est pas le rôle d’un ministre de prendre position en faveur d’une opinion philosophique spécifique, Madame Schyns fait ouvertement mais de façon détournée la promotion d’une évangélisation des classes de primaire. On voudrait faire rentrer par la fenêtre un cours de religion qui sort par la porte qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Le Centre d’Action Laïque souhaiterait que la Madame Schyns justifie de cette opération qui semble bien éloignée des missions d’une ministre communautaire de l’Enseignement obligatoire englobant, notamment, l’école publique.

« DES COURS DE RELIGION ET DE MORALE VERS UN COURS DE PHILOSOPHIE ET DE CITOYENNETÉ »

Capture1

La Maison de la Laïcité de Visé et Culture et Action Laïque de La Basse-Meuse sont heureux de vous convier à la prochaine conférence.

 

 

« DES COURS DE RELIGION ET DE MORALE VERS UN COURS DE PHILOSOPHIE ET DE CITOYENNETÉ »

 

 

Mercredi 4/05/2016 à 20h

Maison de la Laïcité de Visé

 

Par Monsieur Luc Pirson, Président de la Fédération des Associations de Parents de l’Enseignement Officiel (FAPEO)

 

 

« Depuis l’arrêt de la Cour Constitutionnelle du 12 mars 2015, stigmatisant la non-obligation de suivre dans les écoles de l’enseignement officiel un cours de

religion ou de morale, s’est mise en route la conception d’un nouveau cours commun: cours de «rien», encadrement pédagogique alternatif (EPA), véritable

cours d’éducation à la philosophie et à la citoyenneté…

Où en sommes-nous ? Notre conférencier, Luc PIRSON, président de la FAPEO (Fédération des Associations de Parents d’élèves de l’Enseignement Officiel)

est un des principaux acteurs au coeur des débats. Une occasion de mieux comprendre les différents enjeux et perspectives qui se dessinent actuellement

à l’école. »

 

au plaisir de vous y rencontrer !!

 

Entrée gratuite.

Invitation en annexe

 

Renseignements : 0477 78 34 79 – 04 265 96 48 – laicite.vise@gmail.com

Maison de la Laïcité de Visé

Rue des Béguines 7A

4600 Visé

 

Le voile, les poils et la mini-jupe, fable en deux actes.

Consternant !!!

Voilà mon avis.

 

En deux jours deux sorties médiatiques d’une certaine forme de négationnisme, de combat d’arrière-garde et d’une grande tentative de récupération de l’actualité par un populisme qui ne dit pas son nom.

 

D’abord un article de la Libre Belgique (pas très Laïque je vous l’accorde) dans la chronique de son éditrice Marie Thibaut de Maisières qui relève… « L’épilation des poils sous les bras est pour moi le « voile » de la femme occidentale. Symbole visible de l’auto-asservissement des femmes à notre société consumériste aux goûts aseptisés. »

 

Ensuite les propos de la sénatrice « Europe Ecologie Les Verts » Esther Benbassa dans une tribune publiée par « Libération » ou elle affirme « Le voile n’est pas plus aliénant que la minijupe ».

 

Ceci pour vous inviter à faire votre propre avis après lecture de ces articles que vous trouverez avec un peu de recherche sur internet.

 

Dans un cas si l’on respecte le port du voile dans la sphère privée, la comparaison devient indécente, dans l’autre « Merci Madame de ne pas prendre les femmes et les Laïques pour des imbéciles ».

Jean-Marie KREUSCH

Président de la Maison de la Laïcité

 

Table de conversation en wallon

La Maison de la Laïcité de Visé organise des tables de conversations en wallon.

coq

Ces tables s’organisent chaque semaine en alternance, une fois le vendredi après-midi de 14h à 16h et la semaine suivante le samedi de 10h à 12h.

Voici le programme de ce début d’année scolaire

 

Bondjou a turtotes èt a turtos!

 

Avou tos lès-cis qu’èstî la å meûs d’ djun, nos-avans décîdé d’ nos r’vèyî lès deûs dièrinnès saminnes dè meûs d’awous’, dè timp dès vacances di scole, èt di porsûre ainsi.

Vochal don totes les dåtes di nos radjoûs al Mohone dèl Laïcité disqu’a l’ Noyé:

 

awous’: sèmedi 20, vinr’di 26;

 

sètimbe: sèmedi 3, vinr’di 9, sèmedi 17, vinr’di 23:

 

octôbe: sèmedi 1, vinr’di 7, sèmedi 15, vinr’di 21, sèmedi 29;

 

novimbe: vinr’di 4, sèmedi 12, vinr’di 18, sèmedi 26:

 

décimbe: vinr’di 2, sèmedi 10, vinr’di 16. Èt pwis, ça sèrè lès fièsses.

 

Mågré l’timp qui n’arèstèye nin dè candjî èt tot çou qui s’ passe, dj’èspère qui v’s- åré passé on plêhant-osté, èt dji m’ rafèye di v’s riveyî onk di cès djoûs.

Guy Michaux

 

 

INFOR FEMMES à la Maison de la Laïcité de Visé À l’occasion de la journée des droits des femmes

 

 

 

Ce mardi 8 mars voyait sur notre globe la « Journée mondiale des droits des femmes ».

La Maison de la Laïcité a voulu souligner cet événement par l’organisation d’une conférence.

Pas de carillon comme ceux qui retentirent à la cathédrale de Liège, mais bien plus utile… une information avec la présence d’Infor-Femmes (*) représentées par Mesdames Marie SARLET, psychologue ; Florence GRECO et Chloé COLLETTE toutes deux animatrices et assistante-sociale

L’objet de leur conférence : « Les inégalités hommes-femmes : une réalité encore bien d’actualité »

 

D’une manière très claire, dynamique et médiatisée, argumentée, instructive, et avec une pointe d’humour les conférencières évoquèrent notamment la question des stéréotypes sociaux, culturels, économiques et religieux autour de cette question. Bref, une soirée suivie par un public attentif et très impliqué dans le débat qui suivit.

 

Texte de l’introduction à la conférence par le président de la Maison de la Laïcité :

 

« Entre les récents ennuis de dopage de la belle et talentueuse Maria Sharapova, le souvenir d’une Marie Curie ou d’une Simone Veil, ou encore les soucis d’une journaliste engagée en terre musulmane, le martyr de gamines enrôlées dans une affaire de prostitution via internet ou dans des combats pseudo religieux, il y a vous toutes, Mesdames. Et plus précisément les jeunes filles et les femmes que nos conférencières rencontrent à Infor-femmes. Jeunes et moins jeunes.

 

Notre Maison de la Laïcité qui défend la devise « Liberté-Egalité-Fraternité » ne pouvait rater cette journée.

Liberté et égalité nous parle, ce soir, de lutte et de combat, bref de droits.

Fraternité nous parle de solidarité entre citoyens et citoyennes.

 

Ce combat n’est pas vieux, pensons-nous. Faux, ils remontent à la nuit des temps ou la personne la plus faible, la femme, la personne étrangère, la personne handicapée, la moins nantie fut exploitée et dû lutter.

 

Comment encore accepter pour nos compagnes, pour nos épouses, nos filles, nos mères, nos amies, nos soeurs d’ici et du bout du monde, outre des différences de barèmes salariaux ou encore des droits élémentaires comme le vote démocratique, la possibilité de disposer de sa propre conscience et de son corps, de sa liberté individuelle de penser, de se déplacer. Comment taire le harcèlement, les abus de tout genre, les violences physiques et mentales. Comment comprendre des normes différentes concernant les héritages dans certains pays selon que vous serez masculin ou féminin ; ou encore qu’un enfant porte le nom de son père et pas celui de sa mère ? Comment qualifier dans cette humanité dite évoluée l’inqualifiable : le mariage forcé de jeunes filles, la prostitution de gamines et l’excision ?  

 

Merci à nos conférencières de nous aider à y voir clair et à agir. »

 

Jean-Marie KREUSCH

Président  de la Maison de la Laïcité de Visé

 

(*) Infor-Femmes : Centre de planning familial de Liège – 10, Rue Trappé.  04 / 222 39 65 ; www.inforfemmesliege.be ; inforfemmesliege@gmail.com